Ce soir, un morceau du ciel est tombé
Écrire quand ça va bien, écrire quand un délire passe dans ma vie.
Écrire quand j’exulte, certes, mais écrire aussi quand j’ai l’impression, comme ce soir, qu’un morceau du ciel m’est tombé sur la tête.
Écrire pour tenter de donner un peu de sens dans ce qui n’en a évidemment pas.
Écrire aussi, surtout, pour Kaspar.
Kaspar est un mec extra avec qui j’ai eu l’incroyable chance de passer les 7 mois les plus marquants de mon existence, durant mon périple BC-Indonésie avec Jeunesse Canada Monde. Un petit gars, my little bro, un jeune garçon de maintenant tout juste 20 ans, avec qui j’ai partagé des moments de vie incroyables et uniques.
Kaspar est aussi un climber, un aventurier… Un téméraire, un risque-tout, un trippeux d’émotions fortes. Qui nous a prouvé ce fait maintes et maintes fois dans “notre” jungle indonésienne.
Il y a quelques semaines, Kaspar a entrepris un périple de retour en Asie pour aller visiter le Viêt-Nam, le Cambodge, la Thaïlande, le Laos et bien sûr, pour retourner dans “notre” fabuleuse Indonésie. Il a été le premier Canadien de “nous 10″ à revenir dans ce magnifique continent et inutile de dire que nous crevions tous de jalousie le jour de son départ. Il a osé ce que nous voulons tous faire le plus au monde, ce n’est pas peu dire.
Ce soir, j’ai reçu un message chaotique dans mon univers trop naïf. Ou peut-être qu’au contraire, j’ai reçu un message douloureusement trop clair dans mon chaos personnel. Un message qui, à cet instant précis, n’a aucun sens pour moi, pour “nous”.
2 days ago, Kaspar broke his C-5 vertebrae in 4 places in his neck and was paralyzed from the neck down. He was medically evacuated to the Mount Elizabeth Hospital in Singapore. Today, Kaspar started to feel sensations throughout his body, which is the best possible sign anyone of us could have imagined. Kaspar, his family, and I are praying that he will make a full recovery. He is going into surgery on Thursday the 13th at 5:30 pm Pacific time.
Ce soir, un morceau du ciel est tombé.
Ku cinta mu Ka-par.
Marie said,
décembre 14, 2007 @ 1:50
Salut Aude ! Eh oui, je lis ton blog en Californie. Je sais pas si c’est la maniere que tu as ecris ton texte, mais meme si j’ai aucune idee de qui est cette personne, les larmes me sont montes aux yeux. Ca me donne envie de rentrer au Quebec me cacher.
audree said,
décembre 14, 2007 @ 11:16
@Marie
Quelle belle nouvelle de savoir que tu lis mon blogue de ta chaude Californie! Ça me fait très plaisir. Merci pour ton petit mot aussi, il a été très très apprécié…
Et puis, je veux te dire de ne pas rentrer te cacher au Québec! Trop de neige, trop de froid, trop de poudrerie, trop de gratte… Profites-en encore un peu! Mais fais attention à toi!
À bientôt!
Math said,
décembre 14, 2007 @ 13:21
« Dans toutes les larmes s’attarde un espoir.»- Simone de Beauvoir
Tant que quelqu’un pensera à lui comme tu le fait, Audrée, à ta façon, l’espoir et la pensée seront les plus grandes armes que tu pourras lui donner!
La vie est dure, mais comme tu l’as si bien dit : « Kaspar est aussi un climber, un aventurier… Un téméraire, un risque-tout, un trippeux d’émotions fortes. ».
Donc, je suis certain que tout ira bien! Et surtout, il y a quelqu’un qui pense à lui!
Odrey said,
décembre 14, 2007 @ 16:00
Belle Audrée.
J’ai n’ai pas l’impression d’avoir les bons mots à t’offrir, mais saches que je pense à toi et à Kaspar très fort…