Ce matin, un morceau du ciel s’est recollé!
Du haut d’une grande échelle, petit à petit, nous recollons le morceau tombé du ciel.
J’ai eu une belle nouvelle de Singapour ce matin, où Kaspar a été hospilisé à la suite de son accident. Comme je l’ai déjà mentionné, son opération s’est bien déroulée. Les médecins lui ont scié un bout d’os de sa hanche et l’ont greffé à sa vertèbre cervicale brisée. Kaspar est fort! En moins de deux jours après sa chirurgie, il a quitté les soins intensifs, s’est vu retiré l’aide respiratoire qu’on lui avait installé et a même recommencé à parler!
Ce matin, encore une meilleure nouvelle: les risques de paralysie sont presque nuls! En effet, Kaspar fait déjà de la physiothérapie à Singapour et “hier” (la nuit dernière), il a été capable de s’asseoir avec de l’aide, ce qui relève presque du miracle.
Puis-je vous dire à quel point je suis RASSURÉE et SOULAGÉE? Évidemment, la guerre de mon cher ami n’est pas terminée mais soyons francs, il y a une grande bataille qui s’est largement gagnée!
Simon-O. said,
décembre 18, 2007 @ 12:06
Question comme ça: j’ai déjà eu ouïe-dire que Singapour était quelque chose comme le Klondike de la médecine… est-ce vrai? Je n’ai aucune idée à savoir si ce type de chirurgie est fréquente ici, mais c’est la première fois que j’entends ça, la shot de scier un bout de hanche pour “patcher” une vertèbre. Je dois avouer que je trouve ça franchement formidable, pour ton ami d’abord, mais aussi pour l’intervention comme telle…
Math said,
décembre 18, 2007 @ 12:32
Personnellement, malgré toutes les choses désastreuses que l’on entend sur l’Asie (pauvreté, droits humains, salubrité, etc.), il faut admettre qu’ils sont vachement avancés en matière de technologies.
Audrée m’a déjà mentionné que l’hôpital dans lequel elle logeait lorsqu’elle fut hospitalisée était sublime. Le confort et le service était pratiquement l’égal du Ritz-Carleton selon ses dires [!]. MAis la qualité de la médecine, elle n’en a jamais parlé. Peut-être que le luxe non habituelle des hôpitaux de Singapour cache ou masque la piètre qualité des soins, ou au contraire, peut-être que les soins sont l’égals de la luxuosité des lieux, et donc, en conséquent, qu’on les oubli.
Et pour te dire Simon, ici même à Sherbrooke, en Géééénie, des chercheurs s’efforcent d’élaborer (elle est pratiquement au point) une façon d’insérer du ciment, pour arranger les vertèbres (très grande vulgarisation ici…trop!).
Ça m’épate au plus haut point de voir qu’il y a des personnes sur Terre qui donne leur vie pour sauver et améliorer celle des autres.
J’imagine que quelqu’une va pouvoir compléter l’explication, parce qu’Il faudrait leur rendre hommage mieux que par ma petite et bête interprétation de ce qui se passe en haut de la colline universitaire sherbrookoise.
Ka la gaffe said,
décembre 18, 2007 @ 14:00
J’ai vraiment été émue en lisant cette bonne nouvelle, Aude. C’est vraiment chouette.
audree said,
décembre 19, 2007 @ 13:13
@ Simon-O
Je ne sais pas trop si Singapour est le klondike (!) de la médecine, mais je peux affirmer que l’hôpital où j’ai été soignée et l’hôpital où Kaspar est présentement - deux endroits différents - sont tous les deux au top. Par exemple, où j’ai été hospitalisée, il y avait un hôtel dans l’hôpital et un étage complet destiné aux patients internationaux. Durant mon séjour, j’ai parlé à plusieurs personnes en provenance d’Europe (évidemment très très riches!) qui venaient se faire traiter à cet hôpital pour la qualité des soins prodigués et la “célébrité” des médecins. J’avoue aussi que j’ai été traitée comme une princesse durant mes 14 jours d’hospitalisation là -bas! Kaspar, quant à lui, s’est fait opéré par un neurochirurgien/chirurgien de la colonne vertébrale, supposément “famous worldwide”. Alors j’ignore si Singapour est le klondike, mais il ne doit pas être loin!
En ce qui concerne l’opération qu’a eue Kaspar, j’ai eu quelques infos additionnelles. J’avais écrit les mots “greffe de l’os” dans mon post, mais ce n’est pas tout à fait en quoi a consisté l’opération. Ce que j’ai appris ce matin, c’est qu’un morceau d’os de la hanche de Kaspar a été vissé sur les deux vertèbres cassées et les vertèbres adjacentes à celles-ci. Il paraît que d’ici 6 semaines, du “bone calcium” se construira tout autour pour fixer le tout de façon permanente.
Je suis entièrement d’accord pour dire que c’est “franchement formidable” comme intervention chirurgicale… Et j’ajouterais que le médecin qui l’a pratiqué doit être franchement brain…!
@ Math
J’imagine (je suis certaine) que ce ne sont pas tous les hôpitaux de Singapour qui sont luxeux comme ceux dans lesquels Kaspar et moi avons été soignés. De mon côté, l’hôpital était privé… Et ce n’est pas différent ailleurs, qui dit hôpital privé dit soins de qualité exceptionnelle!
Singapour, c’est spécial. Entre l’architecture et les bâtiments les plus avant-gardistes et luxueux EVER, il y a des bidonvilles qui cachent une pauvreté horrible et des droits humains bafoués. Il y a aussi des dizaines (centaines?) d’industries qui maltraitent des enfants et les emploie à gosser des souliers pour quelques sous de la journée. Une ville impressionnante, un pays magnifique, qui cache malheureusement une misère profonde.
Je me suis aussi demandée si Kaspar aurait bu bénéficier des nouvelles technologies (en vertébroplastie) développées par le Lab de recherche qui m’emploie! Pour ajouter des détails à ce que tu as dit, mais pour garder ça EXTRÊMEMENT simple, la vertébroplastie est un procédé chirurgical qui consiste à injecter, à l’aide d’une seringue et d’une canule, un ciment thérapeutique dans les vertèbres de la colonne vertébrale, afin, par exemple, de réparer des fractures de la colonne causées par l’ostéoporose. Voilà !
@ Ka
Merci pour tes bons mots, j’apprécie tellement!
La Binette said,
décembre 20, 2007 @ 12:11
Bien heureuse pour ton ami, Audrée…
Lorsque tu as eu ton accident l’an passé, c’était le branle-bas de combat! Tout le monde était en état de panique généralisée. Je ne te connaissais pas à l’époque, mais tous tes amis éprouvaient probablement la même chose que tu as ressenti, un sentiment d’impuissance et le goût d’avoir des nouvelles à toutes les 2 secondes. Je suis vraiment heureuse de le savoir en bonne santé, mais encore plus heureuse lorsque je pense à toi, qui est revenue au pays, pied et sourire intacts!
audree said,
décembre 21, 2007 @ 10:52
@Anne
Merci, ton mot est chouette!
Quand j’ai raconté l’histoire de Kaspar a ma mère au téléphone, j’étais sous le choc, un peu paniquée, je pleurais, et j’ai dit quelque chose qui ressemblait à : “Tsé, je peux juste avoir des nouvelles le soir, la nuit, les journées sont tellement longues sans savoir ce qui se passe… Je ne sais pas si tu peux comprendre!”
OUAIS! J’ai été dire à ma propre mère, qui a vécu durant 14 jours l’angoisse terrible de me savoir mal en point à l’autre bout du monde, “je ne sais pas si tu peux comprendre”.
Bravo, moi.