Le “Lac”
Peut-être me trouverez-vous un peu bizarre de faire une telle affirmation, mais je trouve qu’il y a une aura qui entoure les Jeannois (oui, je parle bien des habitants du Lac-St-Jean). Un ami qui occupe une place très spéciale dans ma vie, Louis, vient du « Lac » et c’est grâce à lui si je connais maintenant ce coin du Québec et ses très chaleureux habitants. C’est aussi grâce à lui si j’ai à mon actif 5 voyages à Alma, une vingtaine d’heures de route dans le très peu prévisible Parc des Laurentides et des quantités incroyables d’alcool ingurgitées en un temps record.
Je suis allée au Lac la fin de semaine dernière. Comme à chacune de mes visites, j’ai ressenti une immense vague de bien-être dès que j’ai aperçu la pancarte qui nous accueillait à Hébertville, avec son petit garage à gauche en bas de la côte qui-m’a-sauvé-plus-d’une-fois-d’une-panne-d’essence-potentielle.
Au Lac, surtout quand on y va avec Lou, il faut se mettre en mode « famille ». Mon ami, anciennement Sherbrookois et maintenant Montréalais, fait toujours un retour triomphal au bercail auprès de ses parents, sa sœur jumelle nouvellement maman, son parrain, sa marraine, sa cousine, ses filleules, etc. Je pense que si c’était politically correct, toute Alma se déplacerait pour lui dire bonjour.
Au Lac, c’est le seul endroit où je mange de la « vraie » tourtière, puisque la maman de Lou (notre bien-aimée Guylaine) prend toujours soin de nous en préparer un gigantesque plat. Au Lac, c’est le seul endroit où il fait -40 degrés et que tout le monde t’offre de faire de la raquette, une promenade, de la motoneige, d’aller patiner, mais SURTOUT PAS de prendre un bon chocolat chaud au coin du crépitant foyer durant toute l’après-midi. Au Lac, c’est le seul endroit où tous les gens que tu croises sont si gentils et accueillants, même quand ils ne te connaissent pas du tout. Au Lac, c’est le seul endroit où tu fais toujours « partie de la famille » et où t’es toujours « la bienvenue pour revenir quand tu veux ».
En nous y rendant vendredi dernier, Marge a résumé en une phrase toute l’affection que nous portons au Lac. Je me permets donc de la citer :
« Quand t’es complètement lendemain de veille le matin et que t’as le mal de vivre comme jamais, et qu’il y a Guylaine qui te dit : ‘‘Le café est prêt, veux-tu que je te fasse des œufs?’’, tu le sais que t’es enfin au Lac. »
Hélène said,
février 22, 2008 @ 19:52
Ah audree! Ce post m’a bien ému! Ca me rend nostalgique!
audree said,
février 22, 2008 @ 21:18
@Hélène
Je l’aime TELLEMENT ton petit coin de pays, belle Hélène! Quel bel endroit, vraiment!