Archive for mars, 2008

Billet de citations no 3

La propriétaire folle à lier d’un motel miteux et pas très propre de Québec: “Est-ce que c’est une fille, ça?

Moi: “Oui oui. Elle est juste ben frisée.

Citation un peu hermétique, je le consens, mais TELLEMENT marrante!

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Tsé, quand…?

Tsé, quand ça ne fonctionne juste pas, ou plus?

Quand tes efforts sont vains?

Quand tu t’es promis d’être positive jusqu’à la fin et que dès la première journée de tes bonnes résolutions, t’as envie de tout laisser tomber?

Tsé, quand tu comptes les dodos et qu’il t’en reste plus d’une quarantaine?

Quand t’as l’impression d’être une fucking marionnette?

Quand tu es certaine que tu vaux tellement mieux que tout ça?

Tsé, quand tu te fais chier?

Quand tu sais même plus pourquoi tu continues?

Quand ta rationalité et toutes tes intentions honorables prennent le bord tellement que tu n’es plus capable?

Tsé, quand…?

Je pourrais continuer comme ça pendant des heures, des jours et même des mois… Je me tais, maintenant. Et j’endure.

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Mon fiancé, ce héros

Je suis de nature distraite. Vraiment. Parfois, c’est plutôt drôle, d’autres fois, ça me cause des ennuis, comme aujourd’hui.

Ce matin, pour mon boulot, je devais passer acheter des beignes, un chandail aux couleurs de l’Université de Sherbrooke et une carte d’adieu pour un collègue de travail qui termine son stage au Québec et qui retourne en Allemagne dès mardi.

Ce matin, je rentre tôt au bureau pour exécuter des millions de tâches (stressantes). À 10 h 20, je me fais rappeler le petit get-together entre collègues prévu… 10 minutes plus tard.

DAMN.

10 h 20. Pas de beignes achetés, pas de chandail non plus et évidemment, pas de carte.

J’appelle le Fiancé en catastrophe. Il comprend, entre mes maints “fuck-fuck-fuck!!!”, que je panique SOLIDE.

20 minutes plus tard, il s’est habillé, a déneigé l’auto, pelleté l’entrée de la cour, a été acheté 24 pâtisseries au Tim Hortons, une jolie carte à la pharmacie et il se pointe à mon travail, les bras pleins et le sourire rassurant.

Me sauvant in extremis les fesses, une fois de plus.

Mon fiancé, ce héros.

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100e

Sortons le champagne!
Allons acheter des flûtes en carton cheap à 1 $!
Accrochons des banderoles!
Mangeons un gâteau de fête à la vanille full crémage synthétique!
Allumons des feux de bengale!
Réjouissons-nous de cette Bonne Nouvelle!

Je poste à l’instant mon 100e message sur ce blogue.

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Billet de citations no 2

Moi: “C’est quoi donc l’expression anglaise?

Marjorie: “Face the music“?

Mauvaise réponse, mais je dois le dire: guess audacieux!

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Belle-Baie

Update: Je viens de lire que Belle-Baie allait relater une histoire prenant place en Acadie, et non dans une quelconque région québécoise, et donc, j’ai l’air de mêler un peu les cartes. Bah, entre vous et moi, vous comprenez quand même le principe de mon argumentaire, non?

Tranquille lundi soir chez moi. Je revois pour une énième fois la publicité qui annonce la première de Belle-Baie, la nouvelle émission diffusée dès le 27 mars à Radio-Canada.

Une autre émission de région.

Une autre émission de région qui, j’imagine, sert à contrebalancer les so much in émissions de télévision qui mettent en vedette des jeunes montréalais urbains émancipés dans la trentaine qui boivent donc du bon vin, qui ont donc du fun, qui font donc du sexe souvent, qui sont donc intellos et qui vivent donc dans de beaux lofts sur le Plateau, tout en vivant, évidemment, des problèmes émotionnels profonds et complexes. (Émissions que j’aime habituellement regarder, soit dit en passant.)

Sauf que les régions à la télévision, c’est la côte, le fleuve, les mouettes. Les régions à la télévision, c’est les fillettes aux cheveux tressés et les petits garçons qui portent tous un bérêt de feutre et une salopette. Les régions à la télévision, c’est la difficulté pour les ambitieux de s’en sortir, c’est la quasi absence des médias et des métiers qui y sont associés, c’est le triomphe du cercle familial, des matantes et des petits-cousins sur ce qu’on appelle très communément en 2008: le réseautage. Les régions à la télévision, c’est le reflet du Québec des années 50… Allez savoir pourquoi!

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“Je suis malade”, dixit Serge Lama

Depuis 8 jours, je suis malade comme un fucking chien. J’ai à mon actif: un nombre incalculable de siestes à toute heure de la journée, de l’insomnie la nuit, une toux incontrôlable, des étourdissements, des maux de tête incessants.

Maladie inconnue, tu peux continuer ton chemin, j’ai payé le prix.

Le Fiancé est dans le même état que moi, lamentable. Résultat de sa visite à la clinique aujourd’hui: il souffre d’une sinusite, d’une bronchite, d’une trachéite et il a subit des radiographies pour déceler une possible pneumonie.

Nous sommes EN PLEINE FORME!…

Bleh.

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12 mars 2006. Il y a deux ans aujourd’hui.

Il y a deux ans, jour pour jour, je concluais un voyage de 7 mois en Colombie-Britannique et en Indonésie. Je ressentais depuis 5 jours une douleur dans ma cheville gauche qui ne faisait qu’augmenter au fil des jours.

Il y a deux ans, ma cheville était bleutée, voire noire, et visiblement, une méchante bactérie causait de l’infection dans ma jambe gauche, cette infection grimpant dans ma jambe à vue d’œil.

Il y a deux ans, dans l’espoir naïf d’atteindre le Canada, j’avais pris l’avion 1 entre l’Indonésie et la Malaisie, puis l’avion 2 entre la Malaisie et Singapour. Puis, la pression des avions ayant fait augmenter ma douleur de manière exponentielle, je suis allée à la clinique de l’aéroport de Singapour. L’objectif était que le médecin donne son « OK » pour que je prenne l’avion 3 entre Singapour et Hong-Kong, puis l’avion 4 entre Hong-Kong et Vancouver, puis l’avion 5 entre Vancouver et Montréal.

Il y a deux ans, j’ai vu le médecin de l’aéroport blêmir en voyant ma jambe enflée et marine. Et j’ai entendu les mots qui ont fait l’effet d’une bombe sur ma vie : « You should be in a hospital! You are going to a hospital RIGHT NOW. »

Il y a deux ans, je me suis fait hospitalisée d’urgence, seule à l’autre bout du monde, dans l’hôpital privé le plus high-class de Singapour.

Il y a deux ans, à 1 h du matin, heure singapourienne, après avoir été branchée sur antibiotiques intraveineux, j’ai entendu le médecin de nuit me dire : « If your leg is not half the size it is now at 8 o’clock in the morning, we will have to amputate it. »

Il y a deux ans, de mon lit d’hôpital, plus apeurée qu’il n’est possible de l’être, j’ai téléphoné à mes parents au Québec. Et j’ai, paraîtrait-il, tenté de les rassurer sur ma condition. Mais mon père et ma mère ne sont pas dupes. Et il y a deux ans, je pense, commençait leur pire cauchemar à eux aussi.

Il y a deux ans, j’ai passé 7 heures seule dans mon lit d’hôpital à fixer le plafond. À ne pas y croire. À espérer l’impossible, à ignorer mes angoisses, à ne pas pleurer, surtout. Surtout, ne pas pleurer.

Il y a deux ans, j’ai passé une nuit entière à scruter ma jambe gauche, à noter tout changement, à espérer une évolution, si minime soit-elle.

Il y a deux ans, quand l’orthopédiste est passé dans ma chambre à 8 h du matin, je n’ai pas prié. Je ne prie pas, moi. Mais j’ai quand même croisé les doigts, fermé les yeux, pris une grande inspiration. J’ai laissé cet orthopédiste qui allait me sauver la vie découvrir ma jambe, je l’ai laissé la regarder, je l’ai laissé la toucher, malgré la douleur atroce qui me transperçait.

Il y a deux ans, j’ai tendu l’oreille lorsqu’il a affirmé voir une amélioration.

Il y a deux ans, j’ai su à cet instant précis que j’allais gagner la bataille.

Les longs mois qui suivirent furent une difficile suite d’opérations, de douleur, de greffe de peau, de chaise roulante, de douleur, de plâtre, de douleur, de marchette, de douleur, de douleur, de docteurs, d’antibiotiques intraveineux coûteux, d’hôpitaux, de douleur…

Mais les mois suivants ont aussi été empreints de mots d’encouragement, de sollicitude, d’amitié, d’amour. J’ai rencontré mon futur Fiancé entre deux poches portatives de médicaments intraveineux, je suis même devenue amoureuse de lui, j’ai renoué avec mes amis, avec mon appartement, avec mes charmantes colocataires, et j’ai vu mes parents et ma soeur se battre comme jamais pour moi, pour m’aider à me sortir de là.

Je ne sais pas trop pourquoi je vous raconte ça aujourd’hui.

Ça fait juste 2 ans et parfois, j’ai l’impression que ce n’est jamais réellement arrivé.

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La tague

Je prends une pause de mon cahier spécial JDLC, mais j’y reviendrai.

Pour le moment, je participe au jeu de la tague, certes un peu en retard, mais un sage n’a-t-il pas dit un jour: “Mieux vaut tard que jamais”? C’est Ka la Gaffe qui m’a taguée il y de cela quelques jours…

Le principe est simple.

  • Écrire le lien de la personne qui nous a tagué
  • Préciser le règlement sur son blogue
  • Mentionner six choses sans importance sur soi
  • Taguer six autres personnes en mettant leur lien
  • Prévenir ces personnes sur leur blogue respectif

J’omettrai les deux derniers points, puisque l’ensemble de mon cercle de blogueurs semble avoit été tagué. Mais je me prête tout de même au jeu, alors voici:

1- Depuis que je suis toute petite, j’ai peur des mascottes. Et cette crainte ne s’est pas résorbée en vieillissant, oh non! J’ai de la difficulté à faire confiance aux mascottes, je les trouve trop grosses, trop présentes, trop chaleureuses. J’ignore qui est à l’intérieur, et ça me dégoûte un peu (!). Une belle amie, Cath, m’a fait voir un documentaire qu’elle a réalisé sur la violence faite aux mascottes, question de faire sortir mes démons, j’imagine. Peine perdue. Les mascottes me répugnent, un point c’est tout. Et pour continuer sur ma lancée d’une logique implacable, seule Minnie Mouse me semble belle et honnête.

2- J’ai une médisance profonde (et non fondée) pour les adeptes de Dongeons et Dragons. Je vous vois déjà monter aux barricades en me disant que je ne comprends tout simplement pas, bla bla bla. Mon coloc Marco m’a maintes fois expliqué tout ce que le jeu demandait aux joueurs (de l’imagination, de la créativité, un développement de personnages, etc.) alors je ne parle pas en non-connaissance de cause. Mais j’ai un préjugé gros comme la planète qui ne s’estompe pas, même si mes meilleurs amis qui y jouent parfois.

3- Pour relaxer, je fais des Sudoku. Bizarre, hein? Mes Sudoku préférés sont les grilles de 12X12 ou même de 16X16. Je sais, je suis geek. Mais c’est à peu près le seul passe-temps qui me fait complètement déconnecter de tout le reste, alors j’en profite! J’achète même parfois des livres de Sudoku dans les présentoirs près des caisses à l’épicerie…

4- J’ai suivi des cours de danse (du “ballet jazz”) pendant plus de 10 ans. J’ai grandi avec mon cours hebdomadaire de danse et mes spectacles de fin d’année, où mes tantes, ma grand-mère et mes parents venaient me voir annuellement. Je suivais mes cours à l’École de danse Tondreau, école dont les rênes ont été plus tard repris par la deuxième fille du couple Tondreau, Mylène, une amie du secondaire. Celle-ci possède maintenant deux écoles Exceldanse, une à Cowansville et l’autre à Magog, qui semblent avoir beaucoup de succès. Je lui en souhaite d’ailleurs encore plus pour les années à venir!

5- J’ai une tendance paranoïaque. Je pense souvent que les gens m’en veulent, que mes amis sont fâchés, que j’ai fait quelque chose de mal, même si ce n’est [presque] jamais le cas. J’ai pris l’habitude de ne pas étaler mes états d’âme à tout coup et à tout le monde, puisque je sais maintenant que les gens autour n’y comprennent pas grand chose. Marjorie et le Fiancé sont maintenant des habitués de ma paranoïa et ont appris à dealer avec ce côté de moi au cours des années. Ils se font d’ailleurs souvent rassurants sur ce point. De mon côté, je travaille FORT là-dessus…

6- Il y a deux ans aujourd’hui, j’ai failli être amputée de la jambe gauche. “Une question d’heures”, m’a-t-on dit lorsque j’étais hospitalisée à Singapour. Je ne crois pas à ce jour avoir vécu une peur plus transcendante que celle-là. Heureusement, deux ans plus tard, je cours, je danse, je marche, je gambade, je souffre un peu, certes, mais ce n’est tellement pas grave…

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JDLC (2): Les Jeux de la communication, c’est qui?

Voici la liste des universités participantes aux JDLC, commentaires subjectifs et personnels inclus.

Université d’Ottawa : Seule université ontarienne des Jeux, l’Université d’Ottawa a la réputation d’avoir son lot de beaux mecs et des belles femmes dans sa délégation. Est-ce un des critères de sélection des chefs? Est-ce parce que l’Ontario regorge tout simplement de « beautés »? Nul ne saurait dire. Ottawa livre de belles performances année après année, je pense qu’un peu de constance ne leur ferait toutefois pas de tort.

Université Concordia : Elle est la dernière université à avoir rejoint les rangs des JDLC, n’en étant qu’à sa troisième participation cette année. L’Université Concordia n’a pourtant plus rien à envier aux autres universités. Elle est là, plus en forme que jamais, et elle du talent à revendre!

Université du Québec à Montréal (UQAM) : Sans contredit, pour moi, l’UQAM est la reine des Jeux. Elle a remporté les Jeux 9 fois sur un total de 12 ans. Mon opinion très personnelle est que les délégués de l’UQAM font preuve d’un professionnalisme certain lors de l’exécution de leurs épreuves, professionnalisme qu’on ne retrouve pas, ou peu, chez les participants des autres délégations. L’UQAM est selon moi un exemple à suivre pour tous. Il est vrai qu’il y a quelques années, on pouvait reprocher aux délégués de l’UQAM leur manque de « spirit » envers les autres délés. Pourtant, ce n’est plus le cas depuis 2 ans, et ils performent toujours autant. Pour tous les souvenirs que j’ai avec les personnes géniales de l’UQAM rencontrées au cours des années, je continuerai de scander : UQASH forever.

Université de Montréal : L’Université de Montréal, deuxième cette année au classement général, mérite entièrement ce bel honneur. L’UdeM a une place spéciale dans mon petit coeur, parce que j’y ai connu au cours des années une quantité incroyable de gens extraordinaires, intelligents, brillants, et sympathiques de surcroît!

Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) : Cette année, l’UQTR était l’Université hôte des JDLC. L’UQTR est probablement, avec Ottawa, l’Université que je connais le moins. Je sais cependant qu’après deux ans à les côtoyer d’un peu plus près, les délégués de l’UQTR sont certes un peu « bulle », mais très très sympathiques et délirants à souhait!

Université de Sherbrooke : Ma préférée, la mienne. Troisième cette année au classement général, après une deuxième position en 2006 et une première position ex-aequo avec l’UQAM en 2007, l’UdeS s’est taillé une place, la sienne, parmi les grands. Notre « université de région » est devenue une fière compétitrice et elle possède tous les atouts qu’il faut pour rester sur les podiums. Suffit de ne pas lâcher!

Université Laval à Québec : On les adore ou on les déteste, mais les délégués de l’ULaval ne laissent personne indifférents. Ils ont la réputation d’être « méchants » et « trash », mais finalement, ils ne sont pas si pires et on les aime bien! Ce sont des vrais « party people » et il n’y a rien ni personne qui peut les arrêter. Mettez des délégués de l’ULaval dans la place et c’est assuré que le party lèvera! Mention spéciale à l’accent-de-poète-de-marde qu’ils ont instauré aux JDLC cette année : mon cerveau est incapable de s’en débarrasser! Aidez-moi!

Université de Moncton : Année après année, on se demande si nos adorables cousins acadiens seront présents aux Jeux. Leur situation géographique et le très petit nombre d’étudiants en communication dans leur université rendent constamment leur présence précaire. Mention spéciale à Math S. de Moncton, un grand chef parmi tous, qui a su mettre Moncton sur la carte depuis les 5 dernières années. Math, j’espère que le bel esprit de l’Acadie aux JDLC ne s’envolera pas avec ton départ, je te l’ai dit et je te le redis : tu as été l’esprit et le cœur de Moncton depuis des années et si vous êtes toujours là maintenant, c’est en grande partie grâce à toi, ta volonté de fer et ton courage sans bornes. « On se revoit dans une autre vie, mon cher? »

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