Belle-Baie

Update: Je viens de lire que Belle-Baie allait relater une histoire prenant place en Acadie, et non dans une quelconque région québécoise, et donc, j’ai l’air de mêler un peu les cartes. Bah, entre vous et moi, vous comprenez quand même le principe de mon argumentaire, non?

Tranquille lundi soir chez moi. Je revois pour une énième fois la publicité qui annonce la première de Belle-Baie, la nouvelle émission diffusée dès le 27 mars à Radio-Canada.

Une autre émission de région.

Une autre émission de région qui, j’imagine, sert à contrebalancer les so much in émissions de télévision qui mettent en vedette des jeunes montréalais urbains émancipés dans la trentaine qui boivent donc du bon vin, qui ont donc du fun, qui font donc du sexe souvent, qui sont donc intellos et qui vivent donc dans de beaux lofts sur le Plateau, tout en vivant, évidemment, des problèmes émotionnels profonds et complexes. (Émissions que j’aime habituellement regarder, soit dit en passant.)

Sauf que les régions à la télévision, c’est la côte, le fleuve, les mouettes. Les régions à la télévision, c’est les fillettes aux cheveux tressés et les petits garçons qui portent tous un bérêt de feutre et une salopette. Les régions à la télévision, c’est la difficulté pour les ambitieux de s’en sortir, c’est la quasi absence des médias et des métiers qui y sont associés, c’est le triomphe du cercle familial, des matantes et des petits-cousins sur ce qu’on appelle très communément en 2008: le réseautage. Les régions à la télévision, c’est le reflet du Québec des années 50… Allez savoir pourquoi!

3 commentaires »

  1. Simon-O. said,

    mars 17, 2008 @ 22:01

    Constat extrêmement pertinent s’il en est un! En effet, non seulement les régions ont-elles généralement le monopole des séries historiques (Les Filles de Caleb, l’Ombre de l’épervier, Marguerite Volant, Nos Étés et autres mardes), mais, comme tu le soulignes bien, elles sont pratiquement transposées de la même manière lorsque surviennent des séries plus contemporaines.

    Et après ça, l’ADQ vient chiâler contre les médias, alors qu’ils travaillent pour eux en nourrissant la dychotomie Montréal/régions…

  2. Marjorie said,

    mars 18, 2008 @ 10:07

    Oups…

    L’Acadie, les régions…

    Et une dame de Radio-Canada s’explique en disant que ce n’est pas un autre téléroman de région parce qu’un couple de lesbienne cherchera à adopter un enfant. (Merci Aude pour l’info.)

    Ben kin. C’est hot en Acadie.

  3. Tina said,

    mars 19, 2008 @ 19:00

    Ouin… C’est hot l’Acadie. Particulièrement grâce à… ÉVANGÉLINE !!!!

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